° Retrouver la démocratie s'impose et dans ce domaine une question fondamentale est de savoir où nous en sommes des droits de l'Homme, sur l'ensemble du Monde... ° En fin d'année 2007 s'est tenu à Montpellier un colloque célébrant le 60ème anniversaire, de la déclaration universelle des droits de l'Homme. En cette occasion, il a été établi un état des lieux du respect de la déclaration et des grands textes qui marquent les progrès des droits de l'Homme depuis 60 ans. ° Force est de prendre conscience que 60 ans après cette déclaration fondatrice, ce combat est toujours d'actualité. Les droits de l'Homme restent et demeurent un important terrain de luttes : la sécurité sociale, le droit à l'éducation, le droit à la santé, le droit au travail et le droit de posséder un toit, font partie de ces droits réclamés. Un socle sur lequel peuvent s'appuyer les luttes émancipatrices des peuples et des citoyens... ° La Révolution française au XVIIIème siècle est le premier exemple de la reconnaissance des droits inaliénables pour la personne humaine, cependant il y avait encore peu de place pour les droits sociaux et économiques. « La reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le Monde » lit-on dans le préambule de la rédaction universelle des droits de l'Homme de 1948, rédigé par un certain nombre de personnalités dont le résistant français René CASSIN. ° Elle prévoit de s'enrichir au fur et à mesure que la conscience politique est plus exigeante et que les rapports sociaux deviennent plus complexes, ses concepteurs savaient très bien que les droits n'évoluent que lorsque les citoyens et les peuples se battent pour faire avancer... ° Un peu d'historique. Au sortir de la seconde guerre mondiale, la Communauté des nations, instruite des échecs politiques précédents en matière des droits humains, décide d'un acte solennel engageant les états à respecter des droits universellement reconnus pour l'ensemble de l'espèce humaine. ° Une avancée considérable, alors que les états les plus puissants ne voyaient aucune raison de promouvoir les droits de l'Homme, beaucoup d'entre eux avaient des colonies dans lesquelles il n'était pas envisageable que soit appliquée quelque chose d'aussi révolutionnaire que la protection des droits humains pour tous. ° Par la suite, les Nations Unies instaurèrent en 1951 la convention pour la prévention et la répression du crime génocide, en 1952 les droits politiques de la femme, en 1959 la convention relative aux droits de l'enfant, en 1965 la convention internationale contre les formes de discrimination sociales, la convention contre la torture le 10 décembre 1984, celle contre les dispositions forcées de personnes le 20 décembre 2006. Tous ces textes ont été les fruits de luttes des citoyens et des peuples à travers le monde... ° Aujourd'hui, le droit international prévoit que les états qui signent les traités existants ont l'obligation d'en introduire les dispositions dans leurs droits internes de façon que les règles en soient applicables à l'intérieur même de l'état concerné. Nous sommes loin du compte. ° Pour faire avancer les choses sur le plan pratique, il faut cesser de trop sacraliser le rôle de la justice ainsi que les institutions de droit car elles ne sont, bien souvent et malheureusement, les instruments qui traduisent un système de valeur applicable dans une Société à un moment donné, système dans lequel les actions militantes jouent un rôle fondamental. ° C'est ainsi que l'applicabilité de règle concernant les droits de l'homme va être impérativement fonction des luttes et c'est là un point au niveau de l'application des droits ainsi que de leur reconnaissance. ° En relation avec les droits économiques, sociaux et culturels, le 16 décembre 1966, naissait le pacte international, garantissant les droits qui impliquent en principe, une prestation de l'état à l'égard des individus, comme le droit au travail, le droit à la grève, le droit à la sécurité sociale, le droit à la protection de la famille, le droit au niveau de vie suffisant, le droit de jouir de la meilleure santé possible, le droit à la formation. ° Alors, plus que jamais aujourd'hui, à l'intérieur de chaque état, comment faire appliquer et respecter nos droits, et dans ce domaine, les droits de l'Homme restent et resteront longtemps, dans chaque Nation, comme au niveau international fondamentalement un important terrain de luttes... ° Pour Stéphane HESSEL, diplomate et grand témoin de la rédaction de la déclaration universelle des droits de l'Homme en 1948, tout en se réjouissant de certains progrès en droit, concède qu'en cette Année 2009 beaucoup reste à faire. « Il faut considérer le cheminement de l'Histoire Humaine comme une succession de moments de progrès et de moments de reculs. Depuis huit ans, nous avons une période de régression. Cela correspond au début de l'ère Bush aux Etats-Unis, qui se représente sur l'échelle du Monde. Mais on ne peut pas dire que les droits de l'Homme n'ont fait aucun progrès depuis 60 ans. Pour autant, je ne suis pas sûr, que l'élection de Nicolas SARKOZY, ne soit pas pour la France une période de recul... ». (fin de citation) (Sources, « Nuri ALBALA », avocat, responsable international de droit Solidarité – HUMA – dimanche du 4 au 10 décembre 2008) Louis BLANC militant communiste, Christian BARLO conseiller municipal PCF, Cécile MUSCHOTTI conseillère municipale PCF, Annie GUIBAUDO adjointe au maire apparentée PCF, Valérie COSTAGLIOLA militante communiste, Jean Jacques TAURINES conseiller municipal apparenté PCF, Andrée ALBERELLI conseillère régionale PCF, Philippe MIGNONI adjoint au maire PCF, Graziella GAUJAC conseillère municipale PCF. Joseph PENTAGROSSA, adjoint au maire PCF.