Et si l’on se passait des journalistes !
Par Christ le samedi 24 mai 2008, 20:03 - Lien permanent
° « Pourquoi payer des journalistes quand des contributeurs gratuits captent l’attention ? » ° Une autre question est à l’actif du « NEWZY » journal gratuit : « Que vaut l’information quand elle est partout disponible pour zéro euro ? »

° Est-ce une véritable provocation de la part de ce magazine ou une vraie question existentielle alors que vient de se tenir la deuxième étape des états généraux du pluralisme sur l’initiative de nombreuses organisations ?
° Force est de constater qu’il en est ainsi de celles et ceux, journalistes et directeurs de journaux qui par tous les moyens tentent de porter atteinte au pluralisme, à une véritable information et à une communication objective, à la déontologie de la profession du journalisme au moment où les médias, les chaînes de télévision en particulier sont plus en plus inféodés au pouvoir élyséen.
° Le constat est terrible : pas un jour sans que l’on apprenne qu’un titre, qu’un journal est en difficulté alors que la horde des journaux dits « gratuits » participe et aggravent cette situation avec en toile de fond concentrations, liquidations, multiplications de gratuits !
° C’est une stratégie programmée qui porte atteinte à la liberté de la presse, à l’objectivité de l’information et de la communication…
° « Un peuple instruit est ingouvernable » a-t-on pu dire dans certains milieux « bien pensants » aujourd’hui.
° Nous assistons à une convergence entre d’une part une volonté politique de favoriser les grands groupes privés dans les médias et en même temps des mouvements capitalistiques qui renforcent ces groupes.
° Dans un tel contexte, il est plus que jamais nécessaire de refaire des médias une question centrale du débat politique…
° Une véritable prise en compte s’impose d’autant que les forces qui pourraient agir en ce sens sont quelque peu dispersées.
° Conscient de cette importance et faisant suite à la deuxième partie des états généraux du pluralisme, du 21 au 23 mai se tiendra à Lille la deuxième édition des assises internationales du journalisme. Les réactions au débat se poursuivent.
° Pour le communiste Francis PARNY :
« Alors que l’on fait face à une double domination économique et idéologique, il est à déplorer que la gauche a déserté la question des médias, uniquement parce qu’elle espère récupérer quelques miettes médiatiques. Il est aussi dramatique de voir Olivier BESANCENOT céder aux sirènes de la popularisation de la politique spectacle que de voir le PS se partager avec l’UMP les temps d’antenne alors qu’aujourd’hui ce sont les citoyens, les associations et les syndicats qui sont absents et privés de parole et d’antenne… » Fin de citation.
° Face à un tel danger une véritable mobilisation doit s’établir pour imposer le droit de parole pour tous.
° L’information objective est la base de tout.
° Le peuple de France dans son intégralité et dans l’objectif de ses propres intérêts doit pouvoir s’exprimer à chaque fois qu’il en éprouve le besoin.
° Les journaux, direction en particulier, qui pratiquent la censure à l’égard des citoyens qui s’expriment ne rendent pas service à leur profession.
° L’information et la communication sont inséparables du progrès social, de la démocratie locale et participative dans l’intérêt de tous…
__« Ma seule réserve, c’est qu’il faudrait un mouvement extrêmement puissant et que cela va être dur de mettre en œuvre. »
Jérôme BOUVER, instigateur de la deuxième édition des assises internationales du journalisme__
Louis BLANC militant communiste,
Christian BARLO conseiller municipal PCF,
Joseph PENTAGROSSA adjoint au maire PCF,
Cécile MUSCHOTTI conseillère municipale PCF,
Annie GUIBAUDO adjointe au maire apparentée PCF,
Valérie COSTAGLIOLA, militante apparentée PCF
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