Calqué sur le modèle du titre restaurant, les modalités de fonctionnement du chèque transport ont été qualifiées de « complexes et peu modernes ». Pour les élus du GART, son émission sous forme "papier" allait à rebours des efforts des acteurs du transport afin de dématérialiser titres et remboursements. Le GART proposait - afin de contourner le "piège" du chèque-essence - que le dispositif ne s’applique qu’aux modes de transport alternatifs à la voiture utilisée en solo (transports collectifs, vélo, covoiturage, autopartage, transport à la demande, taxis, etc.). De plus, les élus du GART défendaient un autre système : le remboursement sur la fiche de paie du salarié (Ce dispositif est déjà appliqué dans des agglomérations telles que Grenoble, Nantes, Chambéry… C’est d’ailleurs la solution qu’a retenu l’Etat pour ses agents). Pourquoi renoncer à un outil d’incitation à des changements de comportements dans les déplacements domicile-travail ? Les élus responsables de transport regrettent que la forme (les modalités techniques) l’ait emporté sur le fond (une prise de conscience nationale, impliquant les entreprises). Le développement des transports collectifs est bien évidemment indispensable pour changer la donne, mais cela doit s’accompagner d’actions pour convaincre la population de renoncer à l’utilisation systématique de la voiture. Au-delà de son impact sur le pouvoir d’achat des Français, durement touchés par l’augmentation du prix du carburant, le chèque-transport avait également pour vocation de les inciter à changer de mode de déplacement pour une mobilité durable." Transports