Le blog de christ

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jeudi 29 novembre 2007

Campagne pour le désarmement nucléaire

Meetings 2007 "pour un monde solidaire sans guerre et sans armes nucléaires" : 17 meetings nationaux pour s’informer, empêcher les guerres, agir pour la Paix et le désarmement nucléaire !

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lundi 19 novembre 2007

Logement,Universités !

Opération "coup de poing" du PCF Paris devant un immeuble vide

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samedi 3 novembre 2007

Finances

Les crédits de la mission "relations avec les collectivités territoriales" adoptés

Les députés ont adopté le 30 octobre 2007, les crédits de la mission "relations avec les collectivités territoriales".

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vendredi 26 octobre 2007

RSA, Danger !!!

Conseil général de la Seine Saint Senis Déclaration de l’intergroupe « Groupe Communiste, apparenté et citoyen » & « Communiste et citoyen pour une alternative à gauche »

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jeudi 18 octobre 2007

17 octobre 2007 LE(s) CHIFFRE(s) DU JOUR

17 octobre 2007

LE(s) CHIFFRE(s) DU JOUR

Journée mondiale de refus de la misère 23 072 M d'euros c'est le montant de la fortune de Bernard Arnault - LVMH 17 000 M d'euros celle de Gérard Mulliez et sa famille GROUPE AUCHAN 15 910 M d'euros celle de Liliane Bettencourt et sa famille 6 L'OREAL 10 295 M d'euros celle de François Pinault et sa famille (PPR) ... Source : Classement établi par Challenge des 500 plus grandes fortunes de France 15 % du PIB, c'est ce que représentent les 500 fortunes hexagonales aujourd'hui contre 6% il y a 10 ans selon le Journal Le Monde

mardi 16 octobre 2007

Le rapport d’étape sur le pouvoir d’achat est une imposture!

La Commission pour la libération de la croissance française (CLCF) présidée par Jacques Attali a remis hier, à Nicolas Sarkozy un rapport d’étape contenant les « premières propositions pour le pouvoir d’achat ».


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vendredi 12 octobre 2007

Mouvement social!

Plus que jamais : Tous ensemble ! Communiqué de l'Adecr 06 :


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samedi 29 septembre 2007

Démocratie pour le peuple Birman

International Démocratie pour le peuple Birman Communiqué de Christian Favier, président du Conseil général du Val-de-Marne Lettre de Nicole Borvo Cohen-Seat à l'ambassadeur de Birmanie<br /><br /><br /><br />

poing levé

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dimanche 23 septembre 2007

Congrès HLM : Discours de M. Delebarre

Congrès HLM : Discours de M. Delebarre Michel Delebarre dans son discours de clôture est revenu sur la vente des HLM : "Alors, Madame le Ministre, vous qui souhaitez, comme nous, que le droit au logement opposable soit vraiment mis en oeuvre, et qui voulez, comme nous, que tous les acteurs, publics et privés, s'unissent, je vous le dis, pour y parvenir, il vaut mieux éviter que l'un d'entre eux, ne propose comme solution à la crise du logement, de supprimer les Hlm, au motif de leur prétendue inefficacité, tout en comptant sur les organismes Hlm pour gérer leurs logements ...ST Mandrier

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samedi 22 septembre 2007

Paris–Téhéran : la dangereuse escalade guerrière de la France !

Dans son discours aux Ambassadeurs, M. Sarkozy avait évoqué une « alternative catastrophique : la bombe iranienne ou le bombardement de l’Iran »; dimanche dernier, Bernard Kouchner, chef de la diplomatie française a estimé que le monde devait se « préparer au pire », c'est à dire à la « guerre » avec l'Iran. champignon nucléaire pcf

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vendredi 21 septembre 2007

Logement!

!!!!Des mesures d'urgence pour le logement Communiqué du groupe des élus communistes de Plaine commune : "Tout le monde s'accorde pour dire que la crise du logement est à son paroxysme, que jamais nous n'avons connu une situation aussi grave.

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mardi 18 septembre 2007

Ecole Publique menacée !

Laïcité : pétition pour l'abrogation de l'article 89


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dimanche 16 septembre 2007

Lettre ouverte au Ministre de l'Immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement!

((/public/christ.gauchepopulaire.fr/Poing_lev_.jpg|poing levé)) Immigration Lettre ouverte au Ministre de l'Immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement « Nous ne sommes pas à vos ordres » Monsieur le Ministre, Vous rappelez actuellement à l'ordre les Préfets des départements dont « les résultats doivent être améliorés en termes de reconduites à la frontière ». Certains Préfets ont d'ores et déjà écrit aux Maires pour les « mettre en garde » contre toutes les initiatives de solidarité avec les sans papiers, comme les parrainages, qu'ils pourraient soutenir sur le territoire de leur commune. Nous, Maires de Bagneux, Chaville, Clamart, Clichy-la-Garenne, Gennevilliers, Fontenay-aux-Roses, Nanterre, Malakoff, rappelons que nous menons des actes citoyens pour protéger les habitants qui vivent, travaillent, étudient dans nos communes. Nous sommes les Maires de tous, quelles que soient la nationalité ou l'origine, et notre rôle est d'aider chacun à trouver sa place au sein de notre société commune : le pays des droits de l'Homme. Nous sommes indignés qu'un Ministre enjoigne aux Préfets de menacer les Maires de poursuites judiciaires pour les initiatives prises en faveur de la reconnaissance de chacun. Cela rappelle trop des méthodes employées en d'autres temps à l'égard des Maires et des Préfets. Votre vision obsessionnelle du chiffre en matière de politique d'immigration est d'autant plus condamnable que ce sont des êtres humains qui sont en jeu, alors même que vous n'éprouvez pas la même exigence vis à vis d'objectifs chiffrés fixés par la loi –pensons à la loi SRU- pour permettre le droit au logement ! Nous appelons tous les élus locaux à réagir avec détermination face à cette tentative de mise au pas et à nous rejoindre dans l'affirmation des libertés et des valeurs démocratiques de notre République. - Marie Hélène AMIABLE Maire de Bagneux Députée des Hauts-de Seine - Jacques BOURGOIN Maire de Gennevilliers Conseiller général des Hauts-de-Seine - Pascal BUCHET Maire de Fontenay-aux-Roses Conseiller général des Hauts-de-Seine - Gilles CATOIRE Maire de Clichy-la-Garenne Conseiller général des Hauts-de-Seine - Patrick JARRY Maire de Nanterre - Philippe KALTENBACH Maire de Clamart Conseiller régional d'Ile-de-France - Jean LEVAIN Maire de Chaville Conseiller général des Hauts-de-Seine - Catherine MARGATE Maire de Malakoff Conseiller général des Hauts-de-Seine Communiqué de presse de Jean-Paul Bore suite à la convocation des Préfets n'ayant pas atteint les quotas d'expulsion des sans-papiers. Comment peut-on au 21ème siècle parler de quotas s'agissant d'êtres humains, dans un pays où, même s'il ne saurait être question de comparer, ces mots rappellent les années les plus sombres qu'il ait eues à subir ? Les Préfets sont ainsi accusés d'être « trop humains ». C'est inacceptable pour deux raisons. La première tient au fait que dans le pays des Droits de l'Homme, on est en train de briser sa fibre humaniste en considérant que l'immigré peut servir de pâture idéologique à des fins politiciennes. Avec ces méthodes, on ne fait qu'attiser les braises de la haine. Deuxièmement, tous les économistes sérieux affirment l'exigence, pour les prochaines années, de régulariser massivement les personnes étrangères, de les former, de les faire entrer dans l'emploi, pour des raisons économiques fondamentales liées à l'évolution démographique de la France. Nicolas Sarkozy lui-même, conscient de cette réalité, parle d'immigration « choisie ». Cette appellation, pas moins acceptable, confirme cependant que la solution réside dans la régularisation des sans - papiers. Solidaire de toutes ces familles, j'appelle à la vigilance et au renforcement des réseaux de solidarité existants, tels notamment la CIMADE et RESF, pour s'opposer à ces méthodes inhumaines. Jean-Paul BORE - Vice-Président de la région Languedoc Roussillon, Délégué à la lutte contre les discriminations raciales, l'antisémitisme, la xénophobie.

jeudi 13 septembre 2007

Immigration !

Lettre ouverte au Ministre de l'Immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement

« Nous ne sommes pas à vos ordres »

Monsieur le Ministre,

Vous rappelez actuellement à l'ordre les Préfets des départements dont « les résultats doivent être améliorés en termes de reconduites à la frontière ». Certains Préfets ont d'ores et déjà écrit aux Maires pour les « mettre en garde » contre toutes les initiatives de solidarité avec les sans papiers, comme les parrainages, qu'ils pourraient soutenir sur le territoire de leur commune.

Nous, Maires de Bagneux, Chaville, Clamart, Clichy-la-Garenne, Gennevilliers, Fontenay-aux-Roses, Nanterre, Malakoff, rappelons que nous menons des actes citoyens pour protéger les habitants qui vivent, travaillent, étudient dans nos communes.

Nous sommes les Maires de tous, quelles que soient la nationalité ou l'origine, et notre rôle est d'aider chacun à trouver sa place au sein de notre société commune : le pays des droits de l'Homme. Nous sommes indignés qu'un Ministre enjoigne aux Préfets de menacer les Maires de poursuites judiciaires pour les initiatives prises en faveur de la reconnaissance de chacun. Cela rappelle trop des méthodes employées en d'autres temps à l'égard des Maires et des Préfets. Votre vision obsessionnelle du chiffre en matière de politique d'immigration est d'autant plus condamnable que ce sont des êtres humains qui sont en jeu, alors même que vous n'éprouvez pas la même exigence vis à vis d'objectifs chiffrés fixés par la loi –pensons à la loi SRU- pour permettre le droit au logement !

Nous appelons tous les élus locaux à réagir avec détermination face à cette tentative de mise au pas et à nous rejoindre dans l'affirmation des libertés et des valeurs démocratiques de notre République.

- Marie Hélène AMIABLE Maire de Bagneux Députée des Hauts-de Seine - Jacques BOURGOIN Maire de Gennevilliers Conseiller général des Hauts-de-Seine - Pascal BUCHET Maire de Fontenay-aux-Roses Conseiller général des Hauts-de-Seine - Gilles CATOIRE Maire de Clichy-la-Garenne Conseiller général des Hauts-de-Seine - Patrick JARRY Maire de Nanterre - Philippe KALTENBACH Maire de Clamart Conseiller régional d'Ile-de-France - Jean LEVAIN Maire de Chaville Conseiller général des Hauts-de-Seine - Catherine MARGATE Maire de Malakoff Conseiller général des Hauts-de-Seine

Communiqué de presse de Jean-Paul Bore suite à la convocation des Préfets n'ayant pas atteint les quotas d'expulsion des sans-papiers.

Comment peut-on au 21ème siècle parler de quotas s'agissant d'êtres humains, dans un pays où, même s'il ne saurait être question de comparer, ces mots rappellent les années les plus sombres qu'il ait eues à subir ?

Les Préfets sont ainsi accusés d'être « trop humains ». C'est inacceptable pour deux raisons. La première tient au fait que dans le pays des Droits de l'Homme, on est en train de briser sa fibre humaniste en considérant que l'immigré peut servir de pâture idéologique à des fins politiciennes. Avec ces méthodes, on ne fait qu'attiser les braises de la haine.

Deuxièmement, tous les économistes sérieux affirment l'exigence, pour les prochaines années, de régulariser massivement les personnes étrangères, de les former, de les faire entrer dans l'emploi, pour des raisons économiques fondamentales liées à l'évolution démographique de la France.

Nicolas Sarkozy lui-même, conscient de cette réalité, parle d'immigration « choisie ». Cette appellation, pas moins acceptable, confirme cependant que la solution réside dans la régularisation des sans - papiers.

Solidaire de toutes ces familles, j'appelle à la vigilance et au renforcement des réseaux de solidarité existants, tels notamment la CIMADE et RESF, pour s'opposer à ces méthodes inhumaines.

Jean-Paul BORE - Vice-Président de la région Languedoc Roussillon, Délégué à la lutte contre les discriminations raciales, l'antisémitisme, la xénophobie.

vendredi 7 septembre 2007

Les murs, par Patrick Chamoiseau et Edouard Glissant!

Tribune libre - Article paru HUMANITE poing levé le 4 septembre 2007

les documents de l’humanité Les murs, par Patrick Chamoiseau et Edouard Glissant

Les deux écrivains analysent le recul de civilisation que signifie le ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité et du Codéveloppement. Ils montrent comment, par cette initiative, la France trahit son plus grand message historique, « lde la liberté ». Ils appellent « toutes les forces humaines » à protester « par toutes les formes possibles » contre la création du « mur-ministère ».

Extraits(*)

Une des richesses les plus fragiles de l’identité, personnelle ou collective, et les plus précieuses aussi, est que, d’évidence, elle se développe et se renforce de manière continue, nulle part on ne rencontre de fixité identitaire, mais aussi qu’elle ne saurait s’établir ni se rassurer à partir de règles, d’édits, de lois qui en fonderaient d’autorité la nature. Le principe d’identité se réalise ou se déréalise parfois dans des phases de régression (perte du sentiment de soi) ou de pathologie (exaspération d’un sentiment collectif de supériorité) dont les diverses « guérisons » ne relèvent pas, elles non plus, de décisions préparées et arrêtées, puis mécaniquement appliquées.

Essayons d’approcher cette multiplicité complexe, jamais donnée comme un tout, ni d’un seul coup, que nous appelons identité. Un peuple ou un individu peuvent être attentifs au mouvement de leur identité, mais ne peuvent en décider par avance, au moyen de préceptes et de postulats. On ne saurait gérer un ministère de l’identité. Sinon la vie de la collectivité deviendrait une mécanique, son avenir aseptisé, rendu infertile par des régies fixes, comme dans une expérience de laboratoire. C’est que l’identité est d’abord un être dans le monde, ainsi que disent les philosophes, un risque avant tout, qu’il faut courir, et qu’elle fournit ainsi au rapport avec l’autre et avec ce monde, en même temps qu’elle résulte du rapport. Une telle ambivalence nourrit à la fois la liberté d’entreprendre et, plus avant, l’audace de changer.

Identité nationale

En Occident et d’abord en Europe, les collectivités se constituent en nations, dont la double fonction fut d’exalter ce qu’on appelait les valeurs de la communauté, de les défendre contre toute agression extérieure et, si possible, de les exporter dans le monde. La nation devient alors un État-nation, dont le modèle peu à peu s’impose et définit la nature fondamentale des rapports entre peuples dans le monde moderne. La communauté qui vit en État-nation sait pourquoi elle le fait, sans jamais pouvoir le figurer par postulats et théorèmes, c’est la raison pour laquelle elle exprime cela par des symboles (les fameuses valeurs), auxquels elle prétend attribuer une dimension « d’universel ». Une telle organisation est au principe des conquêtes coloniales, la nation colonisatrice impose ses valeurs et se réclame d’une identité préservée de toute atteinte extérieure et que nous appellerons une identité racine unique. Même si toute colonisation est d’abord d’exploitation économique, aucune ne peut se passer de cette survalorisation identitaire qui justifie l’exploitation. L’identité racine unique a donc toujours besoin de se justifier en se définissant, ou du moins en essayant de le faire. Mais ce modèle s’est aussi trouvé à l’origine des luttes anticolonialistes, c’est dans la revendication d’une identité nationale, héritée de l’exemple du colonisateur, que les communautés dominées ont trouvé la force de résister.

(…)

Faire-monde

Ainsi en plein XXIe siècle, une grande démocratie, une vieille République, terre dite des droits de l’homme, rassemble, dans l’intitulé d’un ministère appelé en premier lieu à la répression, les termes : immigration, intégration, identité nationale, codéveloppement. Dans ce précipité, les termes s’entrechoquent, s’annulent, se condamnent, et ne laissent en finale que le hoquet d’une régression. La France trahit par là une part non codifiable de son identité, un des aspects fondamentaux, l’autre en est le colonialisme, de son rapport au monde : l’exaltation de la liberté pour tous.

C’est vrai que l’espace démocratique est un champ de forces antagonistes extrêmement virulent. Que ce moins mauvais de tous les systèmes demande une attention de tout instant, et comme une vigilance de guerrier. C’est vrai aussi que nous avons abandonné l’idée d’une progression rectiligne de la conscience humaine, et appris que régression et avancée sont comme indissociables : là où s’intensifie la lumière, l’ombre s’affirme tout autant. (…).

Mur et relation

La tentation du mur n’est pas nouvelle. Chaque fois qu’une culture ou qu’une civilisation n’a pas réussi à penser l’autre, à se penser avec l’autre, à penser l’autre en soi, ces raides préservations de pierres, de fer, de barbelés, ou d’idéologies closes, se sont élevées, effondrées, et nous reviennent encore dans de nouvelles stridences. Ces refus apeurés de l’autre, ces tentatives de neutraliser son existence, même de la nier, peuvent prendre la forme d’un corset de textes législatifs, l’allure d’un indéfinissable ministère, ou le brouillard d’une croyance transmise par des médias qui, délaissant à leur tour l’esprit de liberté, ne souscrivent qu’à leur propre expansion à l’ombre des pouvoirs et des forces dominantes.

La notion même d’identité a longtemps servi de muraille : faire le compte de ce qui est à soi, le distinguer de ce qui tient de l’autre, qu’on érige alors en menace illisible, empreinte de barbarie. Le mur identitaire a donné les éternelles confrontations de peuples, les empires, les expansions coloniales, la traite des nègres, les atrocités de l’esclavage américain et tous les génocides. Le côté mur de l’identité a existé, existe encore, dans toutes les cultures, tous les peuples, mais c’est en Occident qu’il s’est avéré le plus dévastateur sous l’amplification des sciences et des technologies. Le monde a quand même fait Tout-Monde. Les cultures, les civilisations et les peuples se sont quand même rencontrés, fracassés, mutuellement embellis et fécondés, souvent sans le savoir.

La moindre invention, la moindre trouvaille, s’est toujours répandue dans tous les peuples à une vitesse étonnante. De la roue à la culture sédentaire. Le progrès humain ne peut pas se comprendre sans admettre qu’il existe un côté dynamique de l’identité, et qui est celui de la relation. Là où le côté mur de l’identité renferme, le côté relation ouvre tout autant, et si, dès l’origine, ce côté s’est ouvert aux différences comme aux opacités, cela n’a jamais été sur des bases humanistes ni d’après le dispositif d’une morale religieuse laïcisée. C’était simplement une affaire de survie : ceux qui duraient le mieux, qui se reproduisaient le mieux, avaient su pratiquer ce contact avec l’autre : compenser le côté mur par la rencontre du donner recevoir, s’alimenter sans cesse ainsi : à cet échange où l’on se change sans pour autant se perdre ni se dénaturer.

(…)

L’imaginaire libre .

Les murs qui se construisent aujourd’hui (au prétexte de terrorisme, d’immigration sauvage ou de dieu préférable) ne se dressent pas entre des civilisations, des cultures ou des identités, mais entre des pauvretés et des surabondances, des ivresses opulentes mais inquiètes et des asphyxies sèches. Donc : entre des réalités qu’une politique mondiale, dotée des institutions adéquates, saurait atténuer, voire résoudre. Ce qui menace les identités nationales, ce n’est pas les immigrations, c’est par exemple l’hégémonie états-unienne sans partage, c’est la standardisation insidieuse prise dans la consommation, c’est la marchandise divinisée, précipitée sur toutes les innocences, c’est l’idée d’une « essence occidentale », exempte des autres, ou d’une civilisation exempte de tout apport des autres, et qui serait par là même devenue non humaine. C’est l’idée de la pureté, de l’élection divine, de la prééminence, du droit d’ingérence, en bref, c’est le mur identitaire au coeur de l’unit,é diversité humaine.

(….)

Mondialité

La mondialité (qui n’est pas le marché-monde) nous exalte aujourd’hui et nous lancine, nous suggère une diversité plus complexe que ne peuvent le signifier ces marqueurs archaïques que sont la couleur de la peau, la langue que l’on parle, le dieu que l’on honore ou celui que l’on craint, le sol où l’on est né. L’identité relationnelle ouvre à une diversité qui est un feu d’artifice, une ovation des imaginaires.

La multiplicité, voire l’effervescence, des imaginaires repose sur la présence vivifiante et consciente de cela que toutes les cultures, tous les peuples, toutes les langues, ont élaboré en ombres et en merveilles, et qui constitue l’infinie matière des humanités. La vraie diversité ne se trouve aujourd’hui que dans les imaginaires : la façon de se penser, de penser le monde, de se penser dans le monde, d’organiser ses principes d’existence et de choisir son sol natal. La même peau peut habiller des imaginaires différents. Des imaginaires semblables peuvent s’accommoder de peaux, de langues et de dieux différents. Mme Condoleezza Rice relève du même imaginaire que M. George W. Bush, et n’a rien à voir avec M. Mandela ou avec Martin Luther King.

(…).

De la repentance

Face à de tels bouleversements, il y a des équilibres économiques, des aléas sociaux, des exigences de politique intérieure à inventer, maintenir ou réparer. Les flux excessifs d’immigration, des pays pauvres vers les pays riches, peuvent être équilibrés par un grand nombre de mesures qui ne seraient pas à caractère immédiat et irrévocable : par exemple, l’entreprise délibérée et proclamée d’une stabilisation juste de l’économie mondiale, le rétablissement des revenus des matières premières des pays du Sud, le transfert systématique des technologies, partout où cela serait possible, l’établissement patient, obstiné d’un réseau Nord-Sud de commerce durable et équitable. Il y a là les principes d’une grande politique pour une nation, qui de les proclamer et de les étudier et de commencer à les mettre en pratique, se grandirait. C’est à chacun de mesurer son degré de prudence, l’éclat de son audace, la hauteur de sa vue.

Mais la folie serait de croire inverser par des diktats le mouvement des immigrations. Dans le mot « immigration » il y a comme un souffle vivifiant. L’idée d’« intégration » est une verticale orgueilleuse qui réclame la désintégration préalable de ce qui vient vers nous, et donc l’appauvrissement de soi. Tout comme l’idée de tolérer les différences qui se dresse sur ses ergots pour évaluer l’entour et qui ne se défait pas de sa prétention altière.

(…).

L’appel

Les murs menacent tout le monde, de l’un et l’autre côté de leur obscurité. C’est la relation à l’autre (à tout l’autre, dans ses présences animales, végétales, environnementales, culturelles et humaines) qui nous indique la partie la plus haute, la plus honorable, la plus enrichissante de nous-mêmes.

Nous demandons que toutes les forces humaines, d’Afrique, d’Asie, des Amériques, d’Europe, que tous les peuples sans États, tous les « républicains », tous les tenants des « droits de l’homme », que tous

les artistes, toute autorité citoyenne ou de bonne volonté élèvent, par toutes les formes possibles, une protestation contre ce mur-ministère qui tente de nous accommoder au pire, de nous habituer à l’insupportable, de nous faire fréquenter, en silence, jusqu’au risque de la complicité, l’inadmissible.

Tout le contraire de la beauté.

Toutes les initiatives en rapport avec cet appel seront répertoriées sur le site de l’Institut du Tout-Monde.

www.tout-monde.com

(*) Le texte intégral est à paraître le 4 octobre chez Galaade Éditions.

(1) Prix Goncourt pour Texaco, 1992

(2) Prix Renaudot pour la Lézarde, 1958

lundi 3 septembre 2007

Elections municipales et cantonales !

Elections municipales et cantonales !

...François Hollande

"On ne peut pas dire: on va rétablir les 35 heures. Il faut réfléchir sur la durée du travail sur toute la vie"...."la France, globalement, doit travailler plus, mais en s'organisant autrement"

Concernant les élections municipales et les cantonales, le Premier secrétaire du PS a déclaré qu'elles devaient constituer tout comme les régions, un "contre-pouvoir". Il s'est déclaré pour un "rassemblement de la gauche ouvert à ceux qui veulent nous rejoindre", sur la base d'un projet commun et d'un contrat simple. "... que ceux qui veulent nous rejoindre viennent au second tour" a-t-il par ailleurs ajouté. Il a proposé un "comité de liaison" de la gauche pour juger de la politique du gouvernement et organiser des ripostes communes... Le PCF s'est déclaré "favorable à un comité de liaison de la gauche pour l'organisation de la riposte face à la politique de Sarkozy", rappelant la proposition de Marie-George Buffet de réunir un collectif "pour déployer une contre-offensive contre la politique régressive du gouvernement". Le Comité a également été accepté par les Verts et le PRG. le Comité devrait selon F. Hollande, préparer des "Assises de la gauche et des écologistes avant les municipales".

samedi 1 septembre 2007

G.Mocquet au lycée

G.Mocquet au lycée La lecture de la lettre de Guy Môquet aux lycéens sera faite le 22 octobre La lecture aux lycéens de la lettre de Guy Môquet, volonté du président de la République, aura lieu le 22 octobre, dans le cadre d'une journée de commémoration du souvenir de ce résistant et de ses 26 compagnons fusillés le 22 octobre 1941, a indiqué le ministre de l'Education. La lettre sera lue "le 22 octobre", le jour anniversaire de la mort du résistant communiste, fusillé par l'occupant allemand le 22 octobre 1941 à Châteaubriant (Loire-Atlantique) à l'âge de 17 ans, a déclaré mercredi Xavier Darcos, lors de sa conférence de presse de rentrée. Sa note explicative aux équipes éducatives, présentée également mercredi, précise que "la commémoration au cours de la matinée du 22 octobre commencera par la lecture, en classe ou en grand groupe (...) de la lettre de Guy Môquet". "Cette lecture pourra être confiée à tous ceux qui, résistants ou déportés, peuvent aujourd'hui encore témoigner directement des sacrifices consentis", ajoute le ministre, qui invite "les équipes éducatives à se rapprocher des fondations et associations de mémoire". Selon M. Darcos, "il sera également possible de solliciter toute personnalité dont l'engagement, le rayonnement ou la notoriété pourraient sensibiliser les élèves". Il a ainsi cité mercredi les "élus - députés, maires - le monde sportif, les artistes". Le ministre entend le faire lui-même dans sa mairie à Périgueux. "Cette lecture pourra être suivie d'autres, laissées à l'initiative de chacun". Ainsi un cahier, contenant des lettres d'autres résistants ou encore le poème d'Aragon "La Rose et le Réséda" sera à disposition des enseignants. "Le programme se poursuivra par une réflexion collective menée dans le cadre de la classe", ajoute le ministre. Il précise que "les établissements pourront mettre en place d'autres initiatives à leur convenance (évocation de lieux de mémoire, jumelages interculturels, expositions, productions de documents, etc.)". Le temps qui sera consacré à la lecture de la lettre et son intégration dans l'organisation des cours des élèves le 22 octobre sont également laissés à la convenance des établissements. Le 16 mai 2007, jour de prise de ses fonctions, Nicolas Sarkozy avait annoncé que "sa première décision de président" serait de "demander que cette lettre soit lue en début d'année à tous les lycéens de France". *** La lettre de Guy Môquet à la veille de sa mise à mort "Ma petite maman chérie, mon tout petit frère adoré, mon petit papa aimé, Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c'est d'être courageuse. Je le suis et je veux l'être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j'aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c'est que ma mort serve à quelque chose. Je n'ai pas eu le temps d'embrasser Jean. J'ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable je ne peux le faire hélas ! J'espère que toutes mes affaires te seront renvoyées elles pourront servir à Serge, qui je l'escompte sera fier de les porter un jour. A toi petit papa, si je t'ai fait ainsi qu'à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j'ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m'as tracée. Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j'aime beaucoup. Qu'il étudie bien pour être plus tard un homme. 17 ans 1/2, ma vie a été courte, je n'ai aucun regret, si ce n'est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c'est d'être courageuse et de surmonter ta peine. Je ne peux en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, en vous embrassant de tout mon cœur d'enfant. Courage ! Votre Guy qui vous aime. Guy [[http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=3864|tag:http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=3864] |http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=3864|fr] Dernières pensées : Vous tous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir !"

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=3864

vendredi 10 août 2007

Crise du capitalisme (une fois de plus)

Crise du capitalisme (une fois de plus) Vendredi 10 Août 2007 - 15:12 Et une fois de plus les adeptes du marché libre et non faussé, de la main invisible et de l'autorégulation ont provoqué une crise financière, les médias s'inquiètent, la BCE intervient, les banques ramassent et les ouvriers trinquent: le capitalisme c'est la crise



Depuis plusieurs jours les places financières (pour la spéculation pur et dur et non l'investissement productif garant de l'emploi) sont en crise, crise grave selon certain quotidien de la presse économique: perte de confiance, chute des indices boursiers, tensions sensible sur les marchés. Charabia de spécialiste pour dire que le capitalisme, modèle tant vanté par la droite et les sociaux-démocrates, est en crise. Crise qui commence aux Etats-Unis avec des problèmes liés aux indices du crédit immobilier et qui se propage à l'europe et au monde, crise dite « subprime ».

Le capitalisme porte la crise comme la nuée porte l'orage, le principe même du capitalisme c'est de s'autodétruire, ainsi depuis son apparition au XVIII° siècle il a été marqué par de nombreuses crises (cf cycle de Kondratieff). Hors ici il ne s'agit pas d'une crise de production mais d'une crise financière, pas de crise de surproduction (c'est-à-dire une perturbation profonde de l'équilibre dans la production. Ce qui impliquait la disparition des capitalistes les plus vulnérables, ce qui permettrait la restauration momentanée d'un équilibre, pont de départ d'un nouveau cycle marqué par une crise et ainsi de suite en une suite: cf baisse tendancielle du taux de profit).

La Crise financière est définie par la déréglementation du marché qui laisse libre court aux spéculateurs les plus vicieux, c'est la recherche du profit « sans coût » et « sans production » qui cause aujourd'hui ces remous. L'économie depuis plus de 30 ans est « financiarisée » c'est a dire qu'elle repose moins sur la production et plus sur les marchés de changes et de valeurs, ce qui a pour conséquence de provoquer des délocalisations d'activités, abandons d'outils productif sur des régions entières, externalisation de la production a des sous traitants, etc.

Face a cette crise du capitalisme les institutions capitaliste interviennent pour tenter d'endiguer les pertes: la BCE prompte a condamner un État lorsqu'il essaye de sauver son industrie ou parce qu'il est en dessous des 3% du pacte de stabilité (cf traité de Maastricht, merci Mitterrand et le PS) a injecté plus de 94,8 milliards d'euros dans le circuit monétaire. 94,8 milliards d'euros pour la spéculation et 94,8 milliards d'euros en moins pour l'emploi, la protection sociale, le développement et la croissance.

Le capitalisme c'est la crise, pour info Besson (ex PS passé à l'UMP) ressort la TVA sociale sûrement pour financer les marchés en crise.

source   NICOLAS  MAURY Istres  PCF 13

lundi 30 juillet 2007

Europe

Référendum : amplifions le mouvement

Robert Bret, sénateur du groupe CRC : "Alors que cachés des regards des peuples européens les représentants des 27 pays européens s'activent pour élaborer et conclure un « traité simplifié »,poing levé

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vendredi 27 juillet 2007

Régions Poitou Charentes !

Concernant l'intention de Ségolène Royal d'ouvrir la majorité régionale à une personnalité du MODEM.

Communiqué du groupe communiste du conseil régional Poitou-Charentes

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