
° Pour le parti communiste français, il s’agit en toute urgence de mettre fin à l’hégémonie désastreuse du dollar.
° Dans le but de favoriser un co-développement durable de tous les peuples, c’est possible. Il s’agirait en premier lieu de s’appuyer sur un embryon déjà existant au sein du FMI que l’on nomme « les droits de tirage spéciaux ». Les droits de tirage spéciaux créés au début des années 1970 sont des droits de tirage sans contre partie. Or c’est une pure création monétaire du FMI, mais les Etats-Unis s’opposaient à leur recours car ils menacent l’hégémonie du dollar.
° Pour Paul BOCCARA économiste communiste qui vient de publier un livre sur les « transformations et la crise du capitalisme mondialisé » :
« On peut déjà créer plus de DTS (droits de tirage spéciaux) immédiatement, puis créer à partir d’eux, une monnaie commune mondiale. Cela permettrait de refinancer des crédits pour l’emploi et la formation pour les services publics. Cette monnaie commune permettrait de promouvoir des services et des biens communs publics, culture, santé, paix, etc. et ainsi de mettre en cause la domination des multinationales. Les pouvoirs, la culture, les valeurs sont décisives pour une civilisation de toute l‘Humanité. Une civilisation de coopération, de partages à l’opposé des concurrences, rivalités et monopoles contre les peuples et d’hégémonie des Etats-Unis. (Extraits d’entretiens de l’Huma du 13 octobre 08)
° Aujourd’hui c’est le capitalisme qui est en faillite et cela appelle de toute urgence de s’engager dans un débat et un processus de transformation de la société et du monde. Tel est l’engagement du Parti Communiste Français qui entend réagir efficacement à l’annonce du plan présenté par Nicolas SARKOZY. Dans les jours qui viennent, le PCF organisera mille rencontres dans tout le pays afin de débattre avec toutes celles et tous ceux qui le souhaitent des véritables solutions à la crise. Dès aujourd’hui, 14 octobre 2008, il lance une pétition.
° Face à cette situation il est clair que les gouvernements ont perdu le contrôle et que les sommets n’ont pas calmé la fureur des marchés…
° L’effondrement des bourses et des grands établissements financiers va avoir des conséquences redoutables. Si l’on ne fait rien, c’est toute l’économie qui va être touchée : les salaires, l’emploi, les retraites, le logement, l’accès à la santé, les services publics. C’est la vie quotidienne et l’avenir de chacun d’entre nous qui est en jeu. Pas d’argent public et sans pouvoir de gestion nous ne pouvons pas nous en sortir pour réellement changer de politique !
° Pour le Parti Communiste Français, si l’on doit venir au secours d’un établissement financier, l’état doit pouvoir contrôler sa stratégie et sa gestion et quand il l’estime justifié, compenser l’aide apportée par une nationalisation durable contribuant à la constitution d’un grand pôle financier public.
° Le Parti Communiste Français vient de proposer des mesures d’urgence et de structures. Il faut des mesures d’urgence permettant de rétablir la confiance en protégeant les salariés et les familles.
° Le PCF propose :
- La suppression du bouclier fiscal.
- L’arrêt de toute nouvelle privatisation, à commencer par celle de la poste.
- La garantie absolue des dépôts bancaires des petits et des moyens épargnants.
- La garantie des rémunérations en cas de licenciement.
- La garantie du logement interdisant les expulsions y compris pour les accédants touchés par la crise des crédits relais.
- L’augmentation des salaires et des pensions…
° Le grand pôle public du crédit doit avoir pour mission d’impulser une politique du crédit favorisant l’investissement utile et pénalisant lourdement les crédits à visée spéculative. Il faut revenir sur l’aberrante liberté de circulation des capitaux qui alimente l’incendie financier, engager une lutte acharnée contre les paradis fiscaux dont l’existence au sein même de l’Europe permet à des capitaux considérables d’échapper à tout contrôle.
° Le Parti communiste français propose en toute urgence de réunir un grenelle du développement durable pour décider des moyens pour réorienter l’argent vers les salaires et le pouvoir d’achat, l’emploi et la formation, l’investissement, la santé, l’éducation et la recherche de toutes les dépenses sociales utiles…
° La crise confirme de faire en sorte que la Banque Centrale Européenne, esclave des marchés financiers, soit mise au développement de l’industrie et des services :
- Mettre fin au dogme de la concurrence libre et non faussé.
- Au choix du dumping social et fiscal.
- Mettre fin au pacte de stabilité par l’apport d’un nouveau traité fondateur de l’union européenne.
° Dans les conditions où nous sommes il faut avoir le courage d’avoir des réponses à la hauteur.
° Le PCF propose des réformes de fond pour que cela ne recommence plus jamais.
° C’est la condition pour sortir de la crise et ouvrir enfin une alternative au capitalisme.
° C’est à cela que les communistes consacrent tous leurs efforts.
« Les gens qui se battent peuvent perdre. Les gens qui ne se battent pas ont déjà perdu. »
Bertolt BRECHT
Louis BLANC militant communiste,
Christian BARLO conseiller municipal PCF,
Joseph PENTAGROSSA adjoint au maire PCF,
Cécile MUSCHOTTI conseillère municipale PCF,
Annie GUIBAUDO adjointe au maire apparentée PCF,
Valérie COSTAGLIOLA militante communiste,
Jean Jacques TAURINES conseiller municipal apparenté PCF,
Andrée ALBERELLI conseillère régionale PCF,
Philipe MIGNONI adjoint au maire PCF,
Graziella GAUJAC conseillère municipale PCF.